présente

Le Prix Laudamus 2024 pour l'art sacré

Le vainqueur et le reste du Top 10

Prix Laudamus 2024 : Célébrer la foi à travers l'art

Doté d'un prestigieux grand prix de 25 000 livres sterling, le Laudamus Award 2024 for Sacred Art invitait des artistes de tous horizons à exprimer leur foi et leur interprétation de thèmes chrétiens. Nous avons été submergés par la réponse, recevant plus de 1 200 soumissions qui ont fait preuve d'une incroyable créativité, d'une grande habileté technique et d'une grande profondeur spirituelle.

Avant de célébrer notre lauréat, nous tenons à exprimer notre sincère gratitude à tous ceux qui ont contribué au succès du prix Laudamus :

  • A notre sponsor : Un grand merci à John J. Studzinski CBE pour son soutien généreux à ce concours.
  • À tous ceux qui ont soumis des candidatures : Merci d'avoir partagé vos dons artistiques et vos interprétations de la foi. Chacune d'entre elles témoigne du pouvoir de l'art d'inspirer et d'élever.
  • À nos juges : Nous tenons à remercier tout particulièrement notre estimé jury pour son examen méticuleux et ses délibérations réfléchies.
  • À ceux qui ont voté : Nous vous remercions d'avoir participé à la sélection de l'œuvre gagnante. Votre voix a permis de déterminer l'œuvre qui capture le mieux l'essence de l'art sacré contemporain.

Annonce du gagnant !

Nous sommes ravis d'annoncer que Claudiu Guraliuc est le lauréat du prix Laudamus 2024 pour son œuvre à couper le souffle, "Pietà". Félicitations, Claudiu !

Les 10 finalistes restants

La concurrence était rude, et nous tenons à saluer le talent exceptionnel des 9 artistes suivants, qui se sont également hissés dans le Top 10 :

2

¨Misericordia¨

Artiste : Elena Egea Aguado
Pays : Espagne
Moyen : Sculpture
Date : 2024
Cette pièce capture le moment où Jésus sauve Marie-Madeleine de la lapidation.
Cette œuvre cherche à humaniser la perception de l'image de Jésus, en plaçant son cœur aux pieds des hommes, montrant son côté le plus humain et le plus humble. Par cette posture, il s'abaisse au niveau de la vision humaine, même si elle est inférieure à la nôtre, ce qui reflète son service aux autres avant tout. Servir et aimer.
"Que celui qui est sans péché jette la première pierre. Jean 8:7-8

La sculpture d'Elena, intitulée "Misericordia", offre une représentation de Jésus d'un réalisme et d'une authenticité saisissants. Cette œuvre d'art puissante capture le moment crucial où Jésus intervient pour sauver Marie-Madeleine d'une foule en colère qui voulait la lapider. La sculpture dépeint l'expression intense et compatissante de Jésus, soulignant son rôle de défenseur des marginaux et de phare de la miséricorde.

Cette scène est tirée de l'Évangile de Jean 8, 7-8, où Jésus est confronté aux scribes et aux pharisiens qui lui présentent une femme accusée d'adultère, cherchant à le piéger pour qu'il contredise la loi de Moïse. En réponse à leur insistance à vouloir la lapider, Jésus prononce la fameuse phrase : "...la femme n'est pas une femme...".Que celui d'entre vous qui est sans péché soit le premier à lui jeter la pierre." Après cette déclaration, il se baisse et écrit sur le sol. Alors que les accusateurs s'en vont l'un après l'autre, confrontés à leur propre conscience, Jésus se lève et demande à la femme où sont passés ses accusateurs.Je ne te condamne pas non plus ; va, et désormais ne pèche plus." Ce passage ne reflète pas seulement la miséricorde de Jésus, mais souligne également le défi qu'il lance aux tendances moralisatrices et punitives de la société. La société peut manquer de miséricorde, mais en tant que chrétiens, nous sommes appelés à être miséricordieux.

Dans "Misericordia", Elena capture cette rencontre transformatrice, utilisant ses compétences artistiques pour refléter les thèmes du pardon, de la rédemption et de la profonde humanité de Jésus. La sculpture est particulièrement remarquable pour sa juxtaposition magistrale de textures qui renforcent l'impact visuel. Le manteau tissé grossièrement contraste fortement avec la douceur des mains de Jésus, tandis que ses expressions faciales usées et sa barbe rugueuse ajoutent de la profondeur et du réalisme à la représentation. Ce jeu de textures donne vie à la sculpture et souligne l'intensité émotionnelle de la scène biblique.

Cette sculpture est la seule à figurer parmi les dix premières, ce qui est remarquable si l'on considère que plus de 95% des œuvres présentées dans le cadre du concours étaient des peintures ou des dessins. Cela met en évidence une opportunité significative au sein de notre scène contemporaine d'art sacré d'encourager et d'explorer davantage le médium de la sculpture d'art chrétien.

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Instagram - @eleegeaa

Louisa Brouk Les Saints Innocents

3

Les Saints Innocents

Artiste : Louisa Brouk
Pays : France
Moyen : Détrempe à l'œuf avec pigments naturels sur gesso, feuille d'or 23,5ct
Date : 2023

Cette peinture représente le massacre des innocents, un thème profondément poignant tiré de la Bible. L'Évangile de Matthieu (2:16-18) relate l'événement déchirant où le roi Hérode, dans une tentative désespérée d'éliminer le nouveau roi prophétisé, ordonne le massacre de tous les nourrissons mâles âgés de zéro à deux ans à Bethléem. Cet événement tragique souligne la vulnérabilité et le caractère précieux des enfants, ce qui en fait l'un des récits les plus douloureux de la théologie chrétienne.

Dans ma représentation, Jésus est au centre, entouré des Innocents, chacun portant une auréole qui signifie leur sainteté et leur place au Paradis. Cette icône ne rend pas seulement hommage à leur innocence, mais rappelle aussi avec force leur paix éternelle et leur protection divine. Les enfants du tableau sont issus de milieux différents, représentant la riche tapisserie de l'humanité et le message universel du christianisme.

Les motifs de leurs tuniques sont méticuleusement conçus pour refléter une variété d'héritages culturels, s'inspirant de l'Asie, de l'Afrique, des Caraïbes et d'ailleurs. Ce choix souligne le caractère inclusif et global de la foi chrétienne, permettant aux spectateurs de toutes les ethnies et de tous les milieux de se reconnaître dans le récit sacré. Les couleurs vives et les motifs complexes symbolisent l'unité et la diversité de la famille humaine sous l'égide du divin.

À travers cette icône, je cherche à créer une œuvre qui résonne avec les spectateurs à de multiples niveaux : spirituel, culturel et émotionnel. La représentation multiculturelle nous rappelle que le message d'amour, de sacrifice et de rédemption du christianisme transcende toutes les frontières. Cette peinture n'est pas seulement une représentation d'un événement biblique, mais un appel à l'empathie, à l'unité et à la reconnaissance du caractère sacré de la vie de chaque enfant, quelle que soit son origine.

Le thème des Saints Innocents et du Massacre des Innocents, bien qu'il s'agisse d'un récit biblique poignant, n'a pas été largement représenté dans l'art, en particulier dans l'iconographie traditionnelle. Cet événement, décrit dans l'Évangile de Matthieu comme l'ordre donné par Hérode de tuer tous les enfants mâles de Bethléem pour empêcher l'avènement d'un nouveau "roi des Juifs", est un thème sombre et tragique. Dans l'écriture traditionnelle des icônes, qui sert principalement à des fins liturgiques et dévotionnelles, l'accent tend à être mis sur les thèmes du salut, de la gloire divine et de la vie des saints et des martyrs d'une manière plus festive ou révérencieuse. Par conséquent, la nature sombre et violente du Massacre des Innocents a limité sa représentation dans ce média.

En outre, même dans l'art chrétien occidental au sens large, si le thème a été exploré à certaines périodes, notamment à la Renaissance, il n'a pas été aussi répandu que d'autres événements bibliques. Cette relative rareté peut être attribuée à la brutalité et à la douleur inhérentes à la scène, qui peuvent être difficiles à représenter. Néanmoins, Louisa Brouk capture magistralement ce thème avec beauté et respect. Elle dépeint le cruel massacre des Saints Innocents d'une manière remarquablement gracieuse et poignante, apportant une touche délicate à un sujet déchirant.

Louisa explique que les enfants saints sont représentés de diverses manières, chacun représentant différentes cultures chrétiennes du monde entier. Les motifs de leurs tuniques s'inspirent d'un large éventail de cultures mondiales, notamment d'Asie, d'Afrique et des Caraïbes. De plus, le caractère sacré de ces enfants innocents est rythmé par leurs auréoles dorées. Lorsque notre regard se déplace vers les derniers rangs, seules les auréoles restent visibles, les visages étant masqués. Ce choix artistique suggère que ces enfants sont véritablement entrés au Paradis.

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@louisabrouk - Instagram

Manuel Farrugia - St Francis

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Saint François en extase

Artiste : Manuel Farrugia
Pays : Malte
Moyen : Huile sur toile
Date : 2022

Le tableau représente le moment où saint François d'Assise a reçu les stigmates pendant un moment de prière. Elle s'inspire de l'épisode rapporté par le bienheureux Tommaso da Celano dans sa première biographie du saint. Le saint est la seule figure présente dans la toile, semblant, pour ainsi dire, émerger du fond chaotique de coups de pinceau sombres qui l'entourent.

Le visage de François n'est pas visible, car il est représenté à genoux, regardant ses mains grandes ouvertes tandis que les stigmates commencent à y apparaître. Le mouvement réaliste des doigts tendus et agités rappelle la douleur physique qu'il a ressentie lorsque les plaies ont commencé à s'ouvrir dans la paume de ses mains, comme si ces doigts essayaient de fuir la douleur, mais n'y parvenaient pas parce qu'ils sont liés - littéralement, un seul corps - aux mains souffrantes. De même, François n'échappe pas à ce moment d'extase et, malgré la douleur, reste là pour recevoir ce que Dieu lui donne providentiellement.

Même si François est le seul personnage que l'on voit, il n'est pas le véritable protagoniste de l'épisode, comme le prouve la direction de son regard : ce sont les stigmates naissants qui sont les véritables protagonistes, qui sont clairement le produit de son amour extatique pour le Christ. L'apparition d'une ride sur le front de François souligne l'étonnement qu'il éprouve à recevoir un si grand cadeau. La position du saint dans l'un des coins du tableau fait référence à son humilité : François n'est pas représenté au centre du tableau et sa figure n'a rien de particulièrement remarquable qui attire l'attention du spectateur, si ce n'est les paumes de ses mains qui sont baignées de lumière et contrastent ainsi fortement avec le cadre généralement plus sombre de l'ensemble du tableau. C'est une autre preuve que les véritables protagonistes sont les stigmates ou, autrement dit, l'action de Dieu en François. La lumière qui semble jaillir des mains du saint indique clairement la source de cette lumière, qui est la nature divine incréée, tandis que l'obscurité qui domine le reste de la toile représente les limites de la nature créée.

François est donc un exemple de véritable humilité, car il accorde tout le crédit à Dieu, même dans ce moment le plus important de sa vie. C'est ce que suggère également sa position agenouillée : la personne qui s'agenouille reconnaît l'existence d'une puissance supérieure et s'y soumet. L'extase, avec ses dons, survient lorsque la personne est en prière, oubliant le monde qui l'entoure et se concentrant uniquement sur Dieu.

L'ensemble de la toile offre un jeu quasi tangible de lumière et d'obscurité qui a aussi sa signification particulière. L'obscurité est presque totale, à l'exception de la lumière qui émane des mains de François et qui est visible à d'autres endroits. La lumière et l'obscurité représentent la joie et la douleur ressenties par le sujet. Les coups de pinceau durs et sombres qui entourent la figure unique représentent la douleur que François a ressentie lorsque les plaies saignantes ont commencé à s'ouvrir dans ses mains ; la lumière qui émerge de ses mains représente la joie mystérieuse et divine que ces mêmes plaies ont apportée avec elles. L'humble saint, parce qu'il était humble et parce qu'il était saint, a trouvé le moyen de transformer la douleur en joie, et cette joie, il l'a trouvée.
surmonte la douleur, tout comme la lumière, même si elle est petite, surmonte toujours les ténèbres. Le brun foncé de l'habit de François, qui se fond dans le fond sombre, donne l'impression que sa figure émerge du fond chaotique et sombre, se situant en quelque sorte entre l'invisible et le visible ; cela est rendu possible grâce à la lumière qui sort des mains et qui donne une aura douce à toute la figure. Sans la lumière - donc sans les stigmates, sans la prière, sans Dieu - François se serait fondu dans le décor sans être visible, sans être différent du reste de la création circonscrite, sans être un saint. Mais la lumière divine qui jaillit de ses mains est celle qui le rend visible, qui le distingue de l'obscurité qui engloutit tout, qui fait de lui un modèle et un saint.

L'angle opposé à celui où l'on voit François agenouillé porte également des traces de lumière ; cela représente les fruits de l'amour de François pour Dieu et de sa joie de souffrir qui, selon le plan de Dieu, peuvent profiter à d'autres, en des temps et des lieux différents, à l'insu de François lui-même. Et ceci, une fois de plus, est l'œuvre de Dieu.

L'expérience mystique de l'extase de saint François d'Assise et sa réception des stigmates sont représentées de manière saisissante dans le tableau de Manuel Farrugia. En septembre 1224, sur la montagne de l'Alverne, saint François est en pleine prière lorsqu'il a la vision miraculeuse d'un séraphin, un ange à six ailes. Le séraphin apparaît crucifié, les bras étendus et les pieds joints, à l'image de la crucifixion du Christ. À la fin de la vision, François se retrouve avec les plaies du Christ - les stigmates - sur les mains, les pieds et le côté, ce qui fait de lui la première personne de l'histoire de la chrétienté à recevoir ces plaies sacrées. Les stigmates resteront sur François jusqu'à sa mort, comme un puissant testament de son profond engagement à vivre l'Évangile.

Dans le tableau de Manuel, seules les mains de saint François sont clairement définies et bien éclairées. Le reste de sa figure se fond dans les coups de pinceau sauvages qui dominent l'arrière-plan. Au milieu des tourbillons chaotiques de la toile et des coups de pinceau vigoureux, François est symboliquement représenté avec un comportement serein et posé. Ce contraste met en évidence sa présence spirituelle, calme et résolue au milieu du tumulte des éléments environnants.

L'utilisation d'une palette de couleurs restreinte, composée de vert, de brun et de noir, renforce le caractère profondément spirituel du sujet. Le marron, couleur terreuse, évoque un sentiment d'enracinement, de pauvreté et d'humilité, qualités caractéristiques de la vie de saint François, faisant écho au vœu de François de vivre une vie dépourvue d'excès matériels. Le vert, couleur du renouveau et de la nature, suggère la tranquillité et la paix. Il souligne le lien profond de saint François avec la nature et sa vénération pour toutes les créatures vivantes.

Yeinier Gonzalez

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L'Esprit Saint

Artiste : Yeinier Gonzalez
Pays : États-Unis
Moyen : Peinture acrylique avec feuille d'or 23K sur toile
Date : 2022

Inspiré par la poésie du Veni Sancte Spiritus, la Séquence d'or de la Pentecôte, j'ai voulu peindre une image du Saint-Esprit qui soit indubitablement fidèle aux traditions artistiques de la foi et imprégnée d'une richesse rafraîchissante. Cet objectif devait être atteint principalement par la juxtaposition de l'or et du bleu, afin de faire ressortir le "dulce refrigerium", ou "doux rafraîchissement", auquel il est fait allusion dans de nombreuses lignes de la séquence :

"Viens, Esprit Saint, viens et de Ta demeure céleste répands un rayon de lumière divine... Tu es le meilleur des consolateurs, Tu es l'hôte délicieux de l'âme, un doux rafraîchissement ici-bas. Sur tes fidèles qui t'adorent et te confessent à jamais, descends dans tes sept dons... Amen. Alléluia".

- Yeinier Gonzalez

Le "Veni Sancte Spiritus", également connu sous le nom de "Séquence d'or", est un hymne de séquence vénéré de l'Église catholique romaine, chanté au cours de la messe du dimanche de Pentecôte. Cet hymne est l'une des quatre séquences médiévales conservées dans le Missel romain après le Concile de Trente au XVIe siècle, les autres étant "Victimae Paschali Laudes" pour Pâques, "Veni Creator Spiritus" pour la Pentecôte et "Dies Irae" pour les messes de toutes les âmes et les messes de requiem. Le "Veni Sancte Spiritus" est appelé "Séquence d'or" en raison de sa riche beauté lyrique et de sa profonde spiritualité. Elle consiste en une série de méditations sur l'œuvre du Saint-Esprit, invoquant sa puissance et sa présence pour qu'il vienne renouveler le cœur des fidèles.

Yeinier Gonzalez décrit dans sa déclaration d'artiste comment il a voulu créer une peinture qui reflète fidèlement et étroitement les paroles de l'hymne. Il y est parvenu en utilisant principalement une juxtaposition de teintes or et bleu, capturant le "dulce refrigerium" ou le doux rafraîchissement auquel il est fait référence tout au long de la séquence. Dans le tableau, la colombe blanche représentant le Saint-Esprit fait irruption au premier plan, s'élevant en plein vol, nous contemplant, nous les observateurs fidèles, prêts à atterrir dans nos cœurs et à nous inspirer.

Les sept dons du Saint-Esprit sont implicitement invoqués dans les versets de l'hymne. Ils sont représentés dans le tableau de Yeinier par les sept flammes. Ces sept dons sont la sagesse, l'intelligence, le conseil, la force d'âme, la connaissance, la piété et la crainte du Seigneur. Ces dons sont enracinés dans Isaïe 11:2-3, qui décrit les dons spirituels qui reposeront sur le Messie. En chantant l'hymne, nous prions également pour que ces dons nous soient accordés, enrichissant et transformant nos vies en tant que croyants.

Rebecca Witchalls

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Une réflexion

Artiste : Rebecca Witchalls
Pays : Grande-Bretagne
Moyen : Crayons de couleur et crayons graphite
Date : avril 2024

Je suis une catholique romaine, âgée de 13 ans et scolarisée à la maison. J'ai fait ce dessin pendant la période de Pâques, alors que je préparais ma confirmation. Ce dessin montre l'œil de Marie, la mère de Jésus, qui regarde son fils bien-aimé sur la croix. En regardant ce dessin, nous pouvons voir ce qu'elle a vu. Pour moi, ce dessin montre le chagrin et la souffrance qu'elle a dû ressentir à ce moment-là. Je voulais montrer que les couleurs du ciel sont si merveilleuses que toutes les couleurs terrestres s'estompent à leur vue. C'est en priant que j'ai reçu l'inspiration pour réaliser ce dessin. J'aime particulièrement dessiner et étudier les yeux.

La déclaration de l'artiste en dit long. Rebecca écrit : "Je suis catholique, j'ai 13 ans... J'ai fait ce dessin pendant la période de Pâques, avant ma confirmation." Cette œuvre d'art est un témoignage convaincant du potentiel des jeunes artistes à créer des œuvres d'art percutantes. Nous pensons souvent que les enfants produisent un art simpliste ou naïf, mais c'est loin d'être le cas. Les enfants possèdent une capacité unique à créer un art à la fois pur et visionnaire.

Tout au long de l'histoire de l'art, les enfants ont créé des œuvres d'art, bien que leurs contributions soient souvent négligées ou sous-estimées. Depuis les marges des manuscrits enluminés où de jeunes apprentis s'essayaient à l'art, jusqu'aux temps modernes où les enfants prodiges ont parfois été rejetés comme des nouveautés, les expressions artistiques des enfants offrent souvent des perspectives uniques et nouvelles. L'interprétation par Rebecca du regard de Marie lors de la crucifixion de son fils est tout simplement époustouflante.

Les œuvres d'art des enfants incarnent l'imagination pure et la vision non filtrée, nous donnant accès à une exploration sans entrave de la forme, de la couleur et de l'émotion, éléments qui sont parfois limités par la formation formelle et l'expérience des adultes dans le monde de l'art. La seule couleur utilisée par Rebecca est le coucher de soleil, avec des nuances vibrantes d'orange et de jaune.

George et Polly Capps #1

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L'apothéose de Jean-Paul le Grand

Artiste : George et Polly Capps
Pays : États-Unis
Moyen : Huile sur toile
Date : 2021

La peinture à l'huile monumentale de George et Polly Capps célèbre le rôle joué par l'immense intelligence, le courage personnel et le caractère charismatique du pape saint Jean-Paul II sur la scène mondiale, en particulier dans la lutte contre les deux idéologies totalitaires du XXe siècle, le nazisme et le communisme soviétique. La représentation met l'accent sur la base spirituelle de ses réalisations en soulignant sa devise, Totus Tuus, qui exprime son dévouement de toute une vie à la Bienheureuse Vierge Marie et son attitude d'abandon à la Divine Providence. Flanqué de cette maxime et accompagné d'une suite d'anges, Jean-Paul est accueilli dans la gloire par sa patronne spéciale, Notre-Dame de Fatima, ainsi que par une compagnie de saints canonisés au cours de son pontificat. Il s'agit, à partir de la gauche, de Juan Diego, Faustina Kowalska, Joséphine Bakhita, Edith Stein, Maximilien Kolbe, Philippine Duchesne et Padre Pio. Tour de force visuel et allégorie chrétienne sophistiquée, cette toile de 5×6' (152×183 cm) rend un hommage approprié à la profonde sainteté et aux réalisations durables de l'un des saints les plus influents de notre époque.

Goretti Fine Art est un studio qui se consacre à la création d'œuvres d'art sacrées, liturgiques et dévotionnelles originales pour les lieux de culte publics et privés. Au cœur des efforts créatifs de ce studio se trouvent les frères George et Polly Capps, dont la vision artistique conduit à la production de peintures épiques très frappantes, dont l'Apothéose de Jean-Paul II est un très bon exemple. La mission de George et Polly est d'enrichir l'esprit humain et de glorifier Dieu en créant de grandes toiles narratives aux effets dramatiques.

La peinture à l'huile monumentale de George et Polly Capps célèbre le rôle joué par le pape Jean-Paul II sur la scène mondiale, dans la lutte contre les idéologies totalitaires du socialisme nazi et du communisme soviétique. Dans le quart inférieur du tableau, un dragon, emblème de ces régimes oppressifs et portant leurs drapeaux idéologiques, est représenté en train d'être tué. Des anges entourent Jean-Paul II, portant le drapeau du Vatican et affichant sa devise "Totus Tuus". Jean-Paul II a choisi comme devise papale "Totus Tuus", une expression latine signifiant "Totalement à toi", pour exprimer son dévouement total à la Sainte Vierge Marie.

L'origine de l'expression "Totus Tuus" est attribuée au livre de dévotion mariale de Saint Louis de Montfort, "La vraie dévotion à Marie". Dans cet ouvrage, de Montfort plaide en faveur d'une consécration complète à la Vierge Marie, soulignant qu'à travers elle, les croyants peuvent être plus pleinement consacrés au Christ. Jean-Paul II a été profondément influencé par ce livre au cours de ses jeunes années, et ses enseignements ont profondément façonné sa vie spirituelle.

En haut à gauche de notre tableau, nous voyons une nuée de saints qui accueillent chaleureusement le nouveau saint. Notre Dame de Fatima et une foule de saints qu'il a canonisés attendent qu'il les rejoigne. Parmi ces saints figurent Juan Diego, Faustina Kowalska, Joséphine Bakhita, Edith Stein, Maximilien Kolbe, Philippine Duchesne et Padre Pio. Cette toile n'est pas seulement frappante sur le plan visuel, elle célèbre également la profonde sainteté et les réalisations significatives de l'une des figures les plus influentes de l'histoire catholique récente.

Lien avec l'artiste :

https://www.gorettifineart.com/

8

Saints Rose de Lima et Martin de Porres

Artiste : Gwyneth Thompson-Briggs
Pays : États-Unis
Moyen : Huile sur toile
Date : 2023

Cette paire de peintures cherche à transfigurer en gloire éternelle les particularités de temps et de lieu dans lesquelles ces deux Péruviens du XVIIe siècle ont été sanctifiés. Peintes d'après nature, mais librement adaptées pour traduire la beauté glorifiée des saintes, ces œuvres sont le fruit d'un effort commun : L'habit de sainte Rose a été prêté par une communauté de sœurs dominicaines de New York, le pain de saint Martin a été cuit par une femme de Californie qui suit mes progrès en peinture sur Twitter, et les modèles étaient des jeunes de ma paroisse du Missouri. La souris péruvienne sur l'épaule de Saint-Martin, abrothrix jelskii pulcherrimus, dont les marques me rappellent l'habit dominicain, rappelle comment le saint a convaincu un groupe de souris qui faisaient des ravages dans le monastère de se retirer dans le jardin. Le fond neutre avait pour but d'intégrer les peintures dans l'église moderne où elles sont maintenant accrochées, tout en rappelant les murs recouverts de plâtre de l'ancienne Lima. Les auréoles, inspirées de l'école d'art sacré de Cusco qui a fleuri au Pérou pendant la vie des saints, ont été l'occasion d'une felix culpa lorsqu'une partie de la feuille d'or est tombée sur l'habit de saint Martin. Comme le patron et moi-même étions satisfaits de l'effet, les deux saints ont été généreusement saupoudrés d'or.

Cette paire de tableaux célèbre magistralement les vies de Sainte Rose de Lima et de Saint Martin de Porres. Tous deux saints du Pérou, ils ont vécu à la même époque, bien que leurs vies se soient à peine chevauchées. Sainte Rose de Lima, née Isabel Flores de Oliva en 1586, a été la première personne née en Amérique à être canonisée par l'Église catholique. Réputée pour son dévouement aux pauvres, Rose a passé une grande partie de sa vie dans l'isolement, priant et accomplissant des actes rigoureux d'ascétisme, qu'elle offrait tous à Jésus crucifié. On la voit ici tenant un crucifix dans ses mains. Elle est morte en 1617, à l'âge de 31 ans.

Né en 1579, Saint-Martin de Porres était un métis, fils illégitime d'un noble espagnol et d'une mère africaine affranchie. Connu pour son humilité, sa charité et les soins qu'il prodiguait aux malades et aux pauvres, Martin possédait également des capacités miraculeuses réputées, telles que la bilocation et la communication avec les animaux. Il était frère laïc au couvent dominicain de Lima, consacrant sa vie au service des autres. Martin de Porres a été canonisé en 1962 et, comme Rose, il est vénéré pour sa profonde compassion et son engagement en faveur de la justice sociale.

Gwyneth Thompson-Briggs a créé ces toiles d'après nature, ce qui ajoute à l'authenticité de l'œuvre. L'habit de sainte Rose a été emprunté à une communauté de sœurs dominicaines de New York, tandis que le pain représenté dans le tableau de saint Martin a été cuit par un adepte des progrès de Gwyneth en matière de peinture sur Twitter, résidant en Californie. Les modèles des tableaux sont des jeunes de la paroisse de Gwyneth dans le Missouri, ce qui apporte une touche personnelle et communautaire à sa démarche artistique.

La souris péruvienne sur l'épaule de Saint-Martin rappelle comment le saint a convaincu un groupe de souris qui faisaient des ravages dans le monastère de partir et de s'installer dans le jardin, ce qu'elles ont fait. Le fond neutre évoque les murs recouverts de plâtre de Lima au XVIe siècle. Les auréoles sont inspirées de l'école d'art sacré de Cusco, qui a fleuri au Pérou pendant la vie des saints.

Lien avec l'artiste :

www.gwyneththompsonbriggs.com

9

Sur la terre comme au ciel

Artiste : Irina Bradley
Pays : Grande-Bretagne
Moyen : Peinture à la détrempe à l'œuf avec des pigments naturels de terre et de minéraux. Dorure à la feuille d'or véritable 24 carats.
Date : 2014

Je suis spécialisée dans la peinture d'icônes et mon travail moderne s'inspire de ma foi, de la théologie et de la philosophie. Mon tableau "Sur la terre comme au ciel" est une réflexion sur la prière de Notre Seigneur et sur l'histoire biblique de Noé. Noé a reçu un arc-en-ciel en guise d'alliance entre Dieu et l'humanité. La ligne verte au milieu du tableau représente une couleur au milieu de l'arc-en-ciel, point de rencontre entre le ciel et la terre. L'or au-dessus et au-dessous de la ligne représente la possibilité pour les humains de retourner au paradis et de restaurer la lumière divine intérieure.

Seule œuvre abstraite en lice, l'œuvre d'Irina Bradley intitulée "On Earth as it is in Heaven" (Sur la terre comme au ciel) propose une interprétation stimulante de la relation entre le ciel et la terre. Cette œuvre d'art explore intelligemment le concept de transformation quotidienne, suggérant que la Terre devrait de plus en plus refléter l'idéal céleste.

L'icône fusionne astucieusement deux récits scripturaires : l'histoire de Noé et le Notre Père. Dans l'histoire de Noé, l'arc-en-ciel apparaît comme la représentation d'une alliance entre Dieu et l'humanité. Cette promesse divine, faite après le grand déluge, signifiait que Dieu n'utiliserait plus jamais les eaux de crue pour détruire toute vie sur Terre. L'arc-en-ciel rappelle donc la miséricorde et la fidélité de Dieu, incarnant l'espoir et le lien perpétuel entre le divin et l'humanité. La ligne verte au milieu du tableau représente la couleur médiane de l'arc-en-ciel, point de rencontre entre le ciel et la terre.

Dans notre icône, l'or représenté en haut symbolise le ciel, tandis que l'or en bas représente la terre. La zone située sous la ligne verte exprime visuellement notre aspiration à ce que la Terre reflète le plus fidèlement possible le Ciel. C'est ici que le Notre Père trouve un écho profond, en particulier l'appel "Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel". Elle souligne notre devoir chrétien de façonner le monde terrestre de manière à ce qu'il reflète le plus possible le monde céleste. Cette représentation artistique est une méditation visuelle sur notre engagement spirituel à introduire les valeurs célestes et la volonté divine dans notre vie quotidienne.

Peinte à la détrempe à l'œuf avec des pigments minéraux naturels et dorée à la feuille d'or 24 carats, cette icône d'une grande simplicité, mais profondément théologique, a été écrite avec beaucoup de réflexion et de passion.

 

Lien avec l'artiste :

www.irinabradley.com

Belita William

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Le corps et le sang du Christ

Artiste : Belita William
Pays : États-Unis
Moyen : Huile sur panneau de bois
Date : 2020

Je suis un artiste réaliste vivant au Nouveau-Mexique. Je peins des œuvres narratives et des portraits, mais ma spécialité est l'art liturgique et catholique. J'ai réalisé de nombreuses peintures pour les Carmélites de Californie et d'Arizona. J'ai peint des événements historiques et des saints carmélites et mes œuvres sont accrochées dans plusieurs églises et monastères carmélites. Ma peinture "Le corps et le sang du Christ" a été inspirée par le mystère de la Sainte Eucharistie. Nous voyons une hostie lors de la communion, mais c'est VRAIMENT le corps et le sang du Christ, et c'est ce que je représente graphiquement dans mon œuvre. Voici Jésus, descendu de la croix, sa mère Marie pose tendrement sa main sur son corps. Elle a tant de peine pour son Fils, mais réalise aussi sa souffrance pour l'humanité qui nous permettra d'aller au Ciel. La Sainte Eucharistie est importante car elle nous unit à Jésus. Mon tableau représente le sacrifice suprême ainsi que l'essence de la Sainte Eucharistie. L'œuvre est peinte à l'huile sur un panneau de bois de 29×39. Elle a été achevée en 2020.

Basée au Nouveau-Mexique, l'œuvre d'art de Belita William, axée sur la Sainte Eucharistie, a un impact profond. Bien qu'elle puisse être difficile à regarder en raison de sa représentation graphique des blessures et coupures imbibées de sang du Christ, l'œuvre transmet avec force la véritable essence de la Sainte Eucharistie : le corps et le sang du Christ. Cette représentation crue et vivante invite les spectateurs à contempler profondément la nature sacrificielle de l'Eucharistie et sa signification centrale dans notre foi chrétienne.

Des enquêtes récentes indiquent que 69% des catholiques considèrent le pain et le vin comme de simples symboles du corps et du sang du Christ, plutôt que de croire en la transsubstantiation, qui stipule que pendant l'Eucharistie, le pain et le vin deviennent réellement le corps et le sang de Jésus-Christ, tandis que les apparences du pain et du vin demeurent. Il s'agit d'une tendance inquiétante. Cette peinture est un rappel vivant de la présence réelle du corps et du sang du Christ dans la Sainte Eucharistie.

À côté du corps du Christ, nous voyons une couronne d'épines tachée de sang, qui nous rappelle la douleur physique et la souffrance que le Christ a endurées. Elle nous rappelle le sacrifice que Jésus a consenti pour expier les péchés de l'humanité, mettant en évidence sa vulnérabilité humaine et sa persévérance divine. Ironiquement, la couronne d'épines, bien qu'elle ait été conçue comme une forme de dérision, montre également la véritable royauté du Christ dans un sens spirituel et salvateur. Cette double imagerie de moquerie et de royauté authentique souligne notre foi chrétienne en Jésus, serviteur souffrant qui règne en roi.

À gauche du tableau, la main de Marie touche tendrement le corps de son Fils, visible comme seul élément de sa présence. Elle est vêtue d'un manteau noir et seule sa main est visible. Cette main, voilée, ridée et usée, symbolise l'immense souffrance qu'elle a également endurée pendant les dernières heures de la Passion du Christ.

Mentions honorables : 72 œuvres d'inspiration

Nous avons été profondément impressionnés par le nombre de candidatures exceptionnelles. Bien que seules quelques unes d'entre elles aient pu atteindre les étapes finales, nous tenons à saluer 72 autres œuvres d'art qui ont failli figurer dans le Top 10. Découvrez leur art et leurs expressions spirituelles :

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